Le cancer se développe quand les cellules se divisent de façon incontrôlée. Afin de proliférer, ces cellules ont besoin de beaucoup d’énergie pour fabriquer toutes les composantes requises pour faire de nouvelles cellules. Il n’est donc pas surprenant que les cellules cancéreuses démontrent des changements métaboliques en accord avec leur besoin élevé et rapide d’énergie. Cependant, ces changements sont très peu compris. Afin d’acquérir une vision globale de la physiologie tumorale, des outils de criblage non biaisés comme la génomique et la métabolomique s’avèrent très puissants.
Dans ce contexte, les expériences proposées identifieront les métabolites qui sont régulés de façon différentielle dans le cancer du sein et qui pourraient être utilisés comme biomarqueurs pour la détection du cancer. De plus, les données en génomique identifieront les régulateurs clés qui orchestrent ces changements métaboliques, et ces régulateurs pourraient être ciblés à des fins thérapeutiques. L’identification des signatures génomique et métabolomique du cancer du sein sera en soi un grand accomplissement. Ces découvertes seront sans aucun doute très importantes pour la communauté scientifique afin de promouvoir des thérapies potentielles dont les patients cancéreux bénéficieraient directement.
Cochercheur :
Vincent | Giguère | Université McGill |