Deux équipes de chercheurs de l’Université McGill et de l’Université Laval reçoivent un important financement dans le cadre du programme national de Génome Canada : « La génomique pour nourrir l’avenir ». Les financements accordés visent à maximiser le pouvoir de transformation de la génomique et de ses disciplines connexes pour contribuer de façon contrète et pertinente à l’économie du pays et au bien-être de la population.
Assurer la salubrité des aliments et réduire le fardeau économique lié à la salmonellose
Lawrence Goodridge, de l’Université McGill, et Roger C. Levesque, de l’Institut de biologie intégrative et des systèmes à l’Université Laval, dirigent une équipe qui utilise le séquençage du génome entier pour identifier avec précision les souches de salmonelle pouvant affecter l’humain. Les résultats de ce travail permettront de développer des solutions biologiques naturelles visant à contrôler la présence des salmonelles sur les fruits et les légumes durant leur croissance dans les champs. L’équipe développera aussi de nouveaux tests de détection des salmonelles, de même que des outils permettant aux responsables de la santé publique de découvrir la source des éclosions de salmonellose afin que les aliments contaminés puissent être retirés rapidement des épiceries et des restaurants. Grâce à ces travaux, il sera possible de réduire le nombre de victimes de la salmonellose chaque année ainsi que les coûts économiques liées au traitement de l’infection.
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Améliorer le rendement ainsi que la résistance aux maladies du soya à maturité hâtive
Avec leur équipe, les chercheurs François Belzile et Richard Bélanger, de l’Université Laval, examineront en détail le code génétique du soya afin d’identifier les marqueurs d’ADN qui contrôlent des aspects clés de la croissance de la plante, tels que la maturité et la résistance aux maladies et aux ravageurs. Ces marqueurs pourront ensuite être utilisés par les « sélectionneurs » qui développeront des variétés de soya améliorées bien adaptées aux conditions climatiques canadiennes. L’équipe pourra également produire des variétés de soya résistant à certains parasites et à certaines maladies. Les chercheurs mèneront dans le même temps une recherche visant à maximiser le potentiel de croissance de l’industrie du soya au Canada afin d’accélérer l’adoption de cette culture dans l’ouest du pays. Jusqu’à 278 millions de dollars de retombées économiques pourraient être générés chaque année en raison de l’accroissement du potentiel de rendement des cultures de soya, de l’augmentation de la résistance aux maladies et aux ravageurs, et de la réduction de l’utilisation de pesticides.
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